Mes recherches généalogiques se situent de part et d'autre de la vallée du Rhône. Mes racines sont Ardéchoises, mais mes origines paternelles sont Drômoises.
Être cultivateur dans les montagnes ardéchoises et être cultivateur dans la Drôme des collines c'est très différent. La pénibilité n'est pas la même, le rendement non plus sans doute. En plus être près de Valence ce n'est pas la même chose qu'être à Asperjoc, complètement enclavé dans ses belles montagnes.
Je ne peux pas dire que j'en ai terminé avec mes recherches mais elles sont très avancées. Dès le départ j'ai été bloquée à cause d'un patronyme mal compris, mal calligraphié et des ancêtres illettrés qui ne s'en sont pas aperçus. Mon Arrière, Arrière Grand père a été enregistré Jean Louis JEURE au lieu de JURUS. Ce nom que j'ai porté pendant 22 ans m'a toujours intriguée. Il n'était pas courant surtout dans la petite ville ardéchoise  Aubenas. Il m'a fallu près de deux ans de recherches pour enfin grâce à un forum tomber sur un généalogiste qui avait rencontré le couple que je recherchais dans les archives d'Etoile sur Rhône dans la Drôme. Mon AR.AR. Grand père était "postillon", je trouvais ça très étonnant, charmant. Un jour je raconterais son aventure. C'est lui qui s'est implanté à Aubenas où il a donné 11 enfants à son épouse.
Dans une autre branche je me suis heurtée à un père non déclaré, une mère célibataire. Toute une lignée de ??? Elle a eu deux enfants de père inconnu, le même ?  ou pas ? Peut-être qu'un jour je dévoilerai ce mystère. Je suis sure que ma grand mère paternelle aurait bien aimé savoir qui était son grand père.
Les 2 dernières guerres, la Révolution et ses bizarreries, les guerres de religion et ses persécutions, ses complications, ses réhabilitations, rien ne m'a été épargné. J'ai dû apprendre la paléographie, un peu de latin, mélangé au patois plutôt italien dans le 26 et plutôt espagnol dans le 07.
Il n'y avait pas d'orthographe en 1600 et les prêtres utilisaient aussi des abréviations. Certains actes sont couverts de gros pâtés, sont illisibles. Mais rien n'arrête les mordus de généalogie.
Enfant je voulais être détective ou écrivain. Je suis un peu des deux d'une certaine façon.
Grâce à Internet, à l'entraide entre généalogistes, aux archives qui ont mis à notre disposition quelques registres paroissiaux et actes d'état civil, aux associations, à des sites comme GENEANET, tout devient possible. Un grand merci à tous.

 

Carte de localisation de mes ancêtres
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