Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

Texte écrit à partir de 4 cartes postales tirées au hasard             Janie

 

Elle était immobile, seule silhouette sombre dans toute cette blancheur. Ses jumelles collées aux yeux elle scrutait l’horizon. Peine perdue, seul un petit bateau voguait sur les eaux calmes. La coupole de la maison juste devant elle semblait avoir des alvéoles en guise de fenêtres. Et la grande idée de partage lui revint.

Elle se mit à penser à ce printemps où un promoteur de ruches amoureux des abeilles au point d’avoir fait le pari fou d’en installer sur tous les toits de Paris. Juste pour voir si ses théories étaient viables.

Il fit tant et si bien qu’il put proposer aux humains de partager avec eux sont butin mielleux. Les abeilles ont produit tant de miel que notre artiste « apiculteur des villes » pensa ouvrir une banque du miel et des succursales dans chaque région de son beau pays. Tu me donnes des sous, je te donne du miel et plus jamais tu n’auras faim. La banque du miel fait mieux que la Caisse d’Epargne car l’abeille est une ouvrière hors pair. Elle butine, bien sûr mais elle n’est pas folle, elle a sous le ventre son panier à pollen. Elle n’est pas comme cet étourdi d’écureuil qui est incapable de se souvenir où il a placé ses noisettes. Il faut être irresponsable pour confier ses économies à un écureuil. Placez les plutôt à la banque du Miel. Et si un jour vous avez trop de miel, pensez aux pays qui n’en ont plu.

Il est temps pour chacun de nous de la jouer plus collectif et de mener une vie plus proche de la nature, plus proche de notre condition d’être humain. Seuls nous ne sommes pas de taille à sauver les abeilles, les fleurs, les arbres et tout ce qui va avec. Mais si nous restons avec nos ailes croisées nous allons à la perte de notre planète. Alors si vous voulez continuer à butiner gaiment : bzz… bzz… bzzzz.

Texte écrit à partir d’un matériel préparé par Monique : expressions de ruches glanées dans des dictionnaires ou des livres tout aussi savants.

Zonzon

Zonzon essaimait tout le temps. Essaimait ses lunettes, essaimait ses clés… Elle était très volatile comme disait notre grand-mère. C’est le défaut de la jeunesse en fleur se défendait Zonzon. Sans souci, tout sucre, tout miel, les jeunes aiment se rassembler, se regrouper au son pas très musical de la techno ou du rap. Les moustiques en quête de chair fraîche par la lumière attirés en sont tout émoustillés.

Melliflue, la plus emmielleuse de toutes, habituée au latin ne supportait plus ces rythmes syncopés. Je préfère le slam criait-elle énervée. Allons ailleurs former un nouveau groupe. Les mots paumés ne peuvent atteindre le nectar de nos jeunes beautés. Elles reviennent à la mélancolie, au breuvage des dieux, aux étamines furetières. Tien un phanérogame ! Tu crois qu’il marche encore ?

Tag(s) : #ECRITS en ATELIER