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La femme

Ecoutez bien mesdames,

Une fois par an,

Le huit mars exactement,

Tout vous est permis

Tout vous est promis.

Mais rien n’est acquis

De huit mars

En huit mars

L’homme fait la grimace.

 

Sa grande peur

De la femme aux commandes

Vieille réminiscence

Des gorgones d’antan

Lui fait à pleins poumons

Crier, Maman, Maman !

 

Une fois encore il plie l’échine

Promettant des chimères

Aux femmes trop sincères

Qui chaque jour pour lui s’échinent !

Mesdames, Nous savons bien que notre pouvoir

Est caché tout au fond de nous-mêmes

Au fond de nos entrailles

Et quand l’homme plante sa petite graine

Nous faisons germer ses plus grands espoirs.

S’il s’avérait un jour

Que cela puisse se faire sans amour,

Sans le concours, la chaude présence de l’homme,

Une planète sans homme

Serait notre terrible destin !

 

Nous serions reines, PDG, présidentes

Mais à vaincre sans péril

Ne triomphe-t-on pas sans gloire ?

La froideur d’un tel univers

Ne me dit rien qui vaille.

 

Mieux vaut chaque jour

Inlassablement conquérir avec amour

Un peu plus de terrain,

Un peu plus de pouvoir

Sans jamais en vouloir

A nos grands enfants

Amateurs de ballon, de périls et de gloire.

Chacun ici bas, homme ou femme

Suis sa route inlassablement

Et cherche un sens

A tout ce chambardement.

Tag(s) : #POEMES à Janie