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 Une paix durable et la tolérance religieuse
Le 13 avril 1598, avec l’édit de Nantes, Henri IV accorde aux protestants la liberté totale de conscience en tous lieux, la liberté de culte dans une ville par bailliage et dans les faubourgs d’une seconde localité ainsi qu’au domicile des seigneurs hauts justiciers (mais pas à Paris, à la cour et aux armées). Les protestants obtiennent l’accès à différents offices, aux charges publiques des chambres mi-parties, à des tribunaux composés par moitié de catholiques et de protestants. Ils reçoivent l’autorisation de s’assembler en synodes ou en assemblées politiques et obtiennent environ 150 places de sûreté dotées de garnisons armées.
Le Trésor royal prend en charge les frais du culte, le salaire des ministres et des professeurs de collège, les frais d’entretien des collèges, des Académies religionnaires et des garnisons. Une justice spécifique apte à juger les procès où un huguenot est impliqué leur est accordée. Par contre, les cimetières catholiques restent interdits aux protestants décédés. Enfin, deux députés généraux représentent en permanence la R.P.R auprès du Conseil. Pour fêter la fin du conflit, des Te Deum sont chantés dans les églises des bonnes villes et des feux de joie sont allumés sur les places. En 1598, le recensement des réformés effectué sur ordre du roi indique : 274 000 familles protestantes (dont 2 468 nobles), 1 250 000 âmes (sur 16 à 18 millions de Français), 800 ministres, 400 proposants (étudiants en théologie protestante), 694 églises publiques et 257 églises de fief. Les zones de concentration sont l’Aquitaine, le Val de Loire, la Basse-Normandie, le Dauphiné et le Languedoc.

Sources :
 D’après Contexte, fiche 1595-1599.

Tag(s) : #GENEALOGIE