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Nos ancêtres seraient bien surpris de voir que l'on s'interresse autant à eux.

Après deux ans de vaines recherches, un geneanaute m'a permis de retrouver le fil de mes ancêtres.

Merci Geneanet, la SAGA (Ardèche) et ses forums, "l'Ardèche au fil du temps, EGDA (Drôme), et les archives en ligne. Ces associations d'entraide et le site Geneanet facilitent les recherches des généalogistes.

il faut dire que ce n'était pas gagné d'avance. Un officier le l'Etat Civil sans doute adepte des pseudonymes avait écrit

JEURE lorsqu'il a enregistré la naissance de mon Arrière Arrière grand-père, au lieu de JURUS. Le père ne sachant ni lire ni écrire l'accent du terroir aidant expliquent  une partie de l'erreur. Pourtant son propre père savait au moins signer.
Mes ancêtres paternels,Drômois,  étaient cultivateurs tout comme la plupart de mes ancêtres maternels, ardéchois eux .
Sauf que les ardéchois cultivaient  sur des terrains en pente, en montagne et les drômois sur terrain légèrement vallonné.

Aujourd'hui, je suis remontée jusqu'en 1654. J'ai encore quelques lacunes mais le plus gros est  fait.

Une difficulté aussi à laquelle on est confrontés : la coutume de donner au fils aîné le prénom du père. J'ai ainsi toute une lignée de Pierre Rey, heureusement que le 2ème prénom et bien sûr les dates de naissance sont là pour préciser. Mais il est facile de tomber dans le piège. Il faut absolument tout vérifier à la source : les registres paroissiaux ou les actes de l'Etat Civil. Les Archives départementales mettent petit à petit une grande partie de leurs registres. Merci à tous ceux qui oeuvrent pour que cela soit possible.

J'ai eu aussi dès le 10ème ancêtre une naissance de "père inconnu". Là rien à espérer.
Il faut aussi s'initier à la palléographie car les écritures ont  changé au cours du temps, il y a des abréviations à connaître,  un peu d'initiation au latin ne nuit pa lorsqu'on aborde les années 1600. Sans parler des régionalismes.
J'ai même rencontré des actes rédigés en écriture phonétique.
Mais tout ça rend ces recherches encore plus passionnantes.

Je suis aussi tombée dans le piège de la facilité offerte par internet. Plusieurs personnes étudiant la même branche d'un nom, ou plutôt croyant étudier la même branche se trompent tous les uns les autres. Une seule méthode vérifier si c'est bien la même personne, la même génération dans les registres. Il ne faut pas se contenter de ce que l'on trouve tout fait, même si nous croyons avoir avancé dans nos recherches. Quelques fois, il s'agit du frère de notre ancêtre direct. Et un jour on s'aperçoit que toute une branche est partie sur une fausse piste.

Il faut freiner ses enthousiasmes, classer, réfléchir, habiter notre découverte du jour.

En fait il faut aussi avoir le flair du détective, la patience d'un chercheur, et surtout du temps à y consacrer.

Lorsqu'on trouve le chaînon manquant on est très heureux. C'est une vraie récompense.

 

 

 

 

Tag(s) : #GENEALOGIE